ACTUALITE DU NORD KIVU

Nord Kivu

Promesse du Président Kabila à la population de Sake:Plus de négociations avec les insurgés

Le président de la République est arrivé ce vendredi matin à Sake, localité située à 27 kilomètres de Goma, dans le territoire de Masisi, au Nord Kivu. Joseph Kabila s'est entretenu avec les représentants de la population locale auxquels il a promis le retour de la paix, rapporte radiookapi.net


Les déplacés de guerre de Sake et de Ruthuru lancent un SOS au prés du HCR et de la Monuc pour leur venir en aide.

Nous sommes abandonnés par notre Gouvernement et les Agences de l'ONU qui sont au pays,nous a ranconté une maman d'une cinquantaine d'années avec son enfant au dos,un patit matelas en main et un petit colis contenant ses habits à Mugunga à quelques Kilométre de la ville de Goma aprés avoir pris la fuite à Kirothe et se retrouvant seulement avec un enfant alors qu'elle en avait cinq.


Les déplacés de guerre de Sake et de Ruthuru lancent un SOS au prés du HCR et de la Monuc pour leur venir en aide.

Nous sommes abandonnés par notre Gouvernement et les Agences de l'ONU qui sont au pays,nous a ranconté une maman d'une cinquantaine d'années avec son enfant au dos,un patit matelas en main et un petit colis contenant ses habits à Mugunga à quelques Kilométre de la ville de Goma aprés avoir pris la fuite à Kirothe et se retrouvant seulement avec un enfant alors qu'elle en avait cinq.


Calme à Sake, reprise des affrontements dans le Rutshuru,Situation au Nord Kivu-Goma.

De notre Point Focal à partir de Goma ,dans la Province du Nord Kivu nous venons d'apprendre que la situation sécuritaire est devenue calme grâce à un cesser le feu imposé par la Mission de l'Organisation des Nations Unies au Congo en sigle la Monuc.

L'ONG Human Rescue/RD.Congo étant sur place à Goma et Ruthuru pour suivre de tout prés l'évolution de cette situation qui vient de mettre de nouveau des milliers de nos fréres et soeurs en déplacement laissant champs,betails,maisons,ets..


Retour progressif au calme à Masisi aprés les affrotements du lundi et jeudi dernier.

Selon des sources administratives, la population qui avait fuit Masisi centre retourne en masse depuis samedi, rapporte radiookapi.net


Après Rubaya et Buhagwe, les troupes de Laurent NKunda s'attaquent à Katale

Des militaires ralliés à l'ex-général Laurent Nkunda ont attaqué tôt jeudi une position de l'armée régulière à Katale (Nord-Kivu), dans l'est de la République démocratique du Congo (RDC), a-t-on appris auprès de l'armée congolaise et de la Mission de l'ONU en RDC (Monuc).


Conférence de presse du RSSG, M. William Swing à Goma, 30 juillet 2007

Mesdames et Messieurs, bonjour. L’objet de ma visite au Nord Kivu était de venir me rendre compte sur le terrain de l’évolution de la situation dans la province, en particulier de la situation humanitaire, de rendre visite à certains déplacés du Rutshuru, et de m’entretenir avec les autorités civiles et militaires de la province, ainsi qu’avec la MONUC et la communauté humanitaire.


Sécurisation du Kivu :les parlementaires préconisent l’option militaire

La situation sécuritaire dans l’Est de la République démocratique du Congo a été au centre de l’entretien que les membres du Conseil de sécurité de l’Onu ont eu, le mercredi 20 juin dernier à Kinshasa, avec les parlementaires du Nord et Sud-Kivu.


OLPA préoccupé par la montée de la censure contre les médias à l’Est de la R.D .Congo


L’Observatoire de la Liberté de la Presse en Afrique (OLPA), réseau africain d’experts juristes et journalistes volontaires pour la défense et la promotion de la liberté de la presse, demeure très préoccupé par la montée de la censure contre les journalistes et les médias présents dans la province du Nord Kivu, à l’Est de la République démocratique du Congo (RDC).

OLPA condamne particulièrement l’interpellation et la confiscation de matériel de travail d’un groupe des journalistes congolais et expatriés, par les services de renseignements T2 de la 8ème région militaire pour le simple motif que ces journalistes se soient rendus la semaine dernière à Kitchanga (85 kms de Goma, chef-lieu du Nord Kivu), pour interviewer le général dissident des Forces armées de la R.D .C. Laurent Nkunda qui dirige une insurrection armée contre les troupes régulières.

Jacques Kahora, Raphaël Bakemana, Nagnus Nazimtaka et Scott Daldaus, respectivement correspondant de la Voix d’Amérique, de la radio sud-africaine Canal Afrique, journaliste à New Times de Kigali au Rwanda et journaliste au Christian Science monitor des Etats-Unis, ont été interpellés le 13 septembre 2007 sur la route de Kimoka, alors qu’il revenait de Kitchanga à bord d’une jeep. Une interpellation qui a vite alerté la population de cette contrée qui a assimilé les journalistes aux collaborateurs de Laurent Nkunda qu’il fallait à tout prix brûlés vifs. Alors que les casques bleus de la Mission de Nations Unies s’activer pour l’évacuation de ces professionnels de la presse, les éléments de la 8ème région militaire des Fardc ont alors décidé de les conduire à Sake (à 27 kms de Goma), où ils ont subi un premier interrogatoire. Ensuite, ils ont été amenés au quartier général des Fardc à Mubambiro (24kms), avant d’être acheminés à Goma tard dans la soirée. Leur matériel de travail a été confisqué, après avoir été auditionné par les militaires qui soutenaient que Laurent Nkunda était sous embargo médiatique et qu’aucun journaliste n’avait le droit de l’interviewer.

La 8ème région a restitué lundi 17 septembre le matériel de Jacques Kahora et de Scott Daldaus, alors que Nagnus Nazimtaka avait précipitamment quitté Goma le week-end dernier. Sur un total de 10 journalistes qui se sont rendus à Kitchanga, 6 ont pu regagner Goma parmi lesquels Kachelelewa, correspondant de la BBC (British broadcasting) et John Kanyunu de la Deutsche welle auxquels il faudrait ajouter les 4 précités. 4 autres journalistes de la chaîne qatariote Al Jazira sont encore à Kitchanga, le fief de Nkunda où ils réalisent encore des reportages.

Eu égard à ce qui précède, OLPA se dit préoccupé par la sécurité des journalistes et la censure qui s’abat sur les médias travaillant dans le Nord Kivu.
Tout en condamnant cette entrave à la libre circulation de l’information qui constitue une atteinte grave à la liberté de la presse garantie par la Constitution de la R.D .C et les instruments juridiques internationaux, OLPA exige la restitution de tous les matériels confisqués par la 8ème région militaire.

Il exige également la cessation de toute forme de harcèlement contre les professionnels des médias qui travaillent dans cette partie du Congo.

Nord-Kivu: Kinshasa refuse de "négocier un plan de paix" (Nkunda)


AFP

03 sep. 07 - 10h03

GOMA (RDC), 1 sept 2007 - Le général déchu tutsi congolais Laurent Nkunda a affirmé samedi à l'AFP que le gouvernement de Kinshasa refusait de "négocier un plan de paix" au Nord-Kivu, dans l'est de la République démocratique du Congo, et ne respectait pas des accords passés en janvier.

"Nous sommes prêts à négocier un plan de paix, mais le gouvernement ne veut pas. Au contraire, il veut résoudre les problèmes par les armes", a déclaré l'ex-général, joint par téléphone dans son quartier général de Kirolirwe, dans les montagnes du Masisi (Nord-Kivu).

De violents combats ont opposé jeudi des soldats loyalistes des Forces armées congolaises (FARDC) et des insurgés ralliés à Nkunda, qui ont tenté en vain de s'emparer du quartier général d'une brigade à Katale, dans le Masisi.

Les incidents avaient débuté le 27 août, lorsque des éléments "nkundistes" avaient attaqué un véhicule d'escorte de FARDC dans la même région, faisant 4 morts, selon les FARDC et l'ONU. Le lendemain, les insurgés délogeaient les FARDC des localités proches de Rubaya et Runyoni, faisant 9 morts.

Une trêve fragile s'est installée jeudi après-midi et était respectée samedi, en dépit d'un accrochage vendredi à Ngundu, dans le sud du Masisi, d'où des combattants "nkundistes" ont été chassés.

"Je ne suis pas en guerre, mais si le gouvernement m'attaque encore, je vais riposter. Et je pense que (la prise de) Ngungu est la dernière réussite du gouvernement", a affirmé le dissident.

Nkunda a accusé les loyalistes d'avoir déclenché les hostilités et affirme que ces événements sont liés au fait que le gouvernement "ne veut pas respecter les accords de Kigali".
En janvier, Kinshasa avait passé un accord avec Nkunda à Kigali, pour favoriser l'intégration de ses troupes - alors estimées à maximum 3.500 hommes - à l'armée régulière, après de violents combats au Nord-Kivu fin 2006. Cinq brigades "mixées", constituées pour moitié de loyalistes et de nkundistes, ont été déployées dans la région.

Mais à la mi-août, les éléments pro-nkunda au sein de ces brigades ont abandonné leurs positions après l'annonce de l'armée de leur retirer la tâche de traquer les rebelles hutus rwandais présents en RDC pour la confier à des brigades "intégrées", formées dans le cadre du processus national de réforme de l'armée.

Nkunda estime que le gouvernement n'a pas respecté ses engagements, en ne formant que cinq brigades sur les six prévues, en refusant de "mixer" le commandement de l'armée au Nord-Kivu, en retirant aux brigades mixées la tâche de traquer les rebelles hutus rwandais et en bloquant de ce fait le retour de milliers de Tutsis congolais réfugiés au Rwanda voisin.

De leur côté, les autorités de Kinshasa ont affirmé à plusieurs reprises qu'il n'avait jamais été question d'étendre "le mixage" à l'état-major et que ce processus était une solution "provisoire" avant l'envoi des brigades mixées dans des camps militaires, pour y être démobilisées et formées avant d'intégrer pleinement l'armée régulière.

Interrogé sur le fait que certains éléments se réclamant de son camp portent des uniformes rwandais, l'ex-général a nié en bloc. "Mes hommes ont été dotés par les FARDC et ils portent les uniformes de l'armée congolaise", a-t-il dit, opposant un vigoureux démenti à de nombreux témoignages d'habitants et de constations faites par un correspondant de l'AFP sur le terrain.
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RDC: reprise des combats entre soldats loyalistes et pro-Nkunda dans l'est


AFP

30 aoû. 07 - 10h50

KINSHASA, 30 août 2007 (AFP) - Des militaires ralliés à l'ex-général Laurent Nkunda ont attaqué tôt jeudi une position de l'armée régulière à Katale (Nord-Kivu), dans l'est de la République démocratique du Congo (RDC), a-t-on appris auprès de l'armée congolaise et de la Mission de l'ONU en RDC (Monuc).

"Les combats ont repris à Katale, à environ 9 km au sud de Masisi", chef-lieu du territoire du même nom situé à plus de 60 km au nord-ouest de Goma (capitale du Nord-Kivu), a déclaré à l'AFP le colonel Delphin Kahimbi, commandant en second des Forces armées congolaises (FARDC) dans la province.

"Les insurgés ont attaqué à 4H00 du matin (02H00 GMT) une position de la brigade Charlie à Katale. Pour le moment, nous avons 30 blessés dans nos rangs", a-t-il poursuivi.

Les combats, "de très forte intensité", ont cessé vers 09H00 (07H00 GMT), a déclaré à l'AFP la porte-parole de la Monuc au Nord-Kivu, Sylvie van den Wildenberg.

"La Monuc n'a cessé, pendant la nuit, d'appeler les deux parties à la cessation immédiate des hostilités et à mettre fin à une situation où les populations civiles sont prises en otage", a-t-elle indiqué.

L'"offensive d'envergure" menée par des soldats ralliés au dissident tutsi congolais Laurent Nkunda est "une violation flagrante de l'engagement des deux parties à un cessez-le-feu, pris mardi en présence de la Monuc", après de premiers affrontements lundi et mardi dans le Masisi, a-t-elle déploré.

La Monuc a "renforcé ses troupes dans le Masisi", a-t-elle ajouté, sans toutefois donner d'indications sur le positionnement des Casques bleus.

Selon le colonel Kahimbi, "les insurgés étaient très nombreux" mais ont échoué à s'emparer du quartier général de la brigade Charlie à Katale.

Selon des informations concordantes des FARDC et de la Monuc, les assaillants, entre 1.500 et 2.000, selon les estimations, ont encerclé le quartier général, défendu par un millier de militaires loyalistes. Les échanges de tirs à l'arme lourde ont duré plus de quatre heures, avant une accalmie.

"Des renforts sont en cours d'acheminement. Il y aura une riposte. Cette situation est inacceptable", a prévenu le colonel Kahimbi.



30 aoû. 07 - 09h58

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Nord-Kivu (RDC): accalmie après des combats qui ont fait 9 morts mardi


AFP

30 aoû. 07 - 09h58

KINSHASA, 29 août 2007 (AFP) - Un calme précaire était revenu mercredi dans le Nord-Kivu, province de l'est de la République démocratique du Congo (RDC), après des combats entre soldats loyalistes et éléments dissidents qui ont fait neuf morts mardi, a-t-on appris auprès de l'armée congolaise.

Des soldats ralliés au général déchu tutsi congolais Laurent Nkunda ont attaqué tôt mardi une position de l'armée régulière près de Rubaya, localité du territoire de Masisi située à environ 60 kilomètres au nord-est de Goma (capitale du Nord-Kivu).

"Ces combats ont fait neuf morts du côté des loyalistes", a déclaré à l'AFP le colonel Delphin Kahimbi, commandant en second de l'armée au Nord-Kivu, en charge des opérations.

"Les insurgés avaient engagé des forces importantes, environ 900 hommes. Cela a contraint les troupes loyalistes (environ 400 hommes) à un repli vers Masisi", a-t-il expliqué, reconnaissant que la zone de Rubaya était toujours mercredi sous le contrôle des hommes ralliés à Nkunda.

"Il n'y a pas eu de nouveaux affrontements depuis. Nous avons obtenu qu'un cessez-le-feu soit respecté de part et d'autre pour clarifier la situation, car ce sont des éléments de la même brigade, la brigade mixée Charlie, qui se sont affrontés", a-t-il ajouté.

Mardi soir, le "général" Bwambale Kakolele, chargé des opérations au Congrès national pour la défense du peuple (CNDP, le mouvement politico-militaire de Nkunda), avait affirmé à l'AFP que les troupes du CNDP contrôlaient Rubaya.

Il avait accusé l'armée régulière d'avoir déclenché les troubles en cherchant à "désarmer" les soldats ralliés à Nkunda qui avaient déserté les rangs de la brigade mixée Charlie.

Pour le colonel Kahimbi, "il est clair que les hostilités ont été déclenchées par les pro-Nkunda".

"Ce sont eux qui ont commencé il y a une semaine à quitter leurs positions, au sein des brigades mixées. Ces mouvements de troupes ont créé de la tension, d'autant plus que la plupart de ces hommes ont revêtu l'uniforme de l'armée rwandaise", a-t-il ajouté.

Cinq brigades "mixées", constituées pour moitié de soldats loyalistes des FARDC et d'ex-soldats insurgés ralliés à Nkunda, ont été déployées à partir de la fin janvier au Nord-Kivu, à la suite d'un accord entre Kinshasa et Nkunda pour intégrer ses hommes à l'armée régulière.

Cet accord avait été passé après de violents combats entre les insurgés et les FARDC fin 2006 et la brève prise par les hommes de Nkunda de la ville de Sake, à une trentaine de kilomètres de Goma.

Mi-août, des éléments pro-Nkunda au sein des brigades mixées ont quitté leurs positions, peu après l'annonce de l'état-major de l'armée de confier la traque des rebelles hutus rwandais dans la région à des brigades "intégrées" (formées dans le cadre du processus national de réforme de l'armée) et non "mixées".








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Un Rwandais à Kinshasa


Le Rwandais Donald Kaberuka, président du Groupe de la BAD. PHOTO LE SOFT INTERNATIONAL.

Un Rwandais à Kinshasa

MISE EN LIGNE LE 1ER AOÛT 2007 | LE SOFT INTERNATIONAL N°916 DATÉ 31 JUILLET.
Il est Rwandais mais Dr. Donald Kaberuka se veut Africain. L’homme qui a fait du Rwanda un «petit Lion» vient aider notre pays à s’en sortir. L’ancien ministre rwandais des Finances et de la Planification Économique, élu Président du 1er groupe financier du Continent, était en visite à Kinshasa, un don à la main de 127 millions de dollars, qu’il a remis le 31 août au ministre des Finances r-dcongolais, Athanase Matenda Kyelu, en inaugurant son bureau, immeuble de la BCDC, boulevard du 30 juin.

Ci-après l’interview en exclusivité accordée au «Soft International» par Dr. Donald Kaberuka peu avant qu’il n’embarque à Tunis, siège de la BAD, pour son voyage en Afrique Centrale.

Le Soft International.
Comment justifiez-vous ce moment choisi par vous pour vous rendre en R-Congo?

Donald Kaberuka.
Je suis l’évolution positive que connaît ce pays et je tenais à voir de quelle façon la BAD peut apporter une contribution significative. La Banque dispose d’un portefeuille de projets important dans divers secteurs d’activités de ce pays pour l’aider à lutter contre la pauvreté, à stimuler la relance nationale et le processus de reconstruction. Nous venons juste de mettre en œuvre notre nouvelle politique concernant les pays sortant de conflit, et je me réjouis à l’idée de rencontrer les pouvoirs publics congolais et de voir personnellement les progrès réalisés sur le terrain. J’ajoute qu’au cours de cette visite, j’aurais le plaisir d’inaugurer notre représentation à Kinshasa et de signer avec les autorités deux protocoles d’accord de dons d’un montant cumulé de 127 millions de dollars relatifs à deux projets récents dans le domaine de l’eau et de réinsertion socio-économique dans le cadre du programme DDR.

Lors de la campagne pour votre élection, vous avez mis le cap de la réforme de la BAD au-devant de vos objectifs et vouliez voir les pays s’approprier la BAD au plan national - aux pays de définir les plans et les priorités, non le contraire; la mise sur pied d’un partenariat stratégique; la diversification des instruments d’intervention - adaptation et sélectivité des instruments selon les besoins; et renforcement de la présence de la Banque sur le terrain. Où êtes-vous aujourd’hui avec ces projets?
Nous avons réalisé des progrès sensibles sur tous les fronts. La Banque jouit d’une excellente situation, et les réformes se poursuivent selon le calendrier établi. Au cours des deux dernières années, nos opérations ont enregistré des résultats records. Nous avons renforcé la solidité financière de la Banque, qui continue de jouir de la notation de crédit la plus élevée possible. Nos opérations en faveur du secteur privé ont plus que triplé, dépassant le milliard de dollars en deux ans. Nous recentrons les activités de la Banque de façon à ce qu’elle augmente son appui au secteur des infrastructures, à savoir, les routes, l’énergie et l’eau. Nous avons redynamisé nos interventions en faveur des projets d’intégration régionale. Vous serez heureux d’apprendre, s’agissant de nos efforts à favoriser l’appropriation des projets par les pays concernés, que nous entendons décentraliser nos programmes en ouvrant jusqu’à vingt-cinq bureaux en Afrique, y compris celui de Kinshasa qui couvre la RDC et la République du Congo. Je précise que les réformes entreprises par la Banque visent à renforcer l’efficacité avec laquelle nous soutenons les priorités de nos pays.

Quel rôle va jouer votre représentation à Kinshasa?
Nos bureaux extérieurs jouent un rôle déterminant dans les efforts de la Banque visant à renforcer l’efficacité de ses interventions. La RDC est un client très important pour la Banque. La BAD a participé de façon significative aux efforts de règlement de la dette du pays. Nous avons un portefeuille de projets en augmentation et les perspectives sont encourageantes. J’attends du nouveau bureau national en RDC qu’il contribue à l’amélioration de la performance de ce portefeuille, au renforcement de la coordination avec les autres bailleurs de fonds, et qu’il apporte une valeur ajoutée en termes de soutien aux efforts du Gouvernement.

Quels sont les secteurs clés d’intervention de la BAD à Kinshasa?
Nous apportons un appui dans presque tous les secteurs, notamment l’appui budgétaire, l’infrastructure, l’agriculture, l’éducation, l’eau et l’assainissement et la réinsertion sociale, ainsi qu’au secteur de l’énergie, y compris Inga (ndlr, le barrage hydro-électrique géré par la Snél). Par ailleurs, nous explorons actuellement un certain nombre d’opportunités dans le secteur privé.

Les fonds sont-ils toujours décaissés? Sinon, pourquoi?
Le taux de décaissement n’est pas aussi élevé que nous l’aurions souhaité. Mais, je reste confiant qu’avec l’ouverture de notre Représentation, l’on enregistrera une nette amélioration de la situation.

Le ministre des Finances de RDC, dans une interview au «Soft International» à la veille de votre visite déplore précisément la situation d’exécution des projets en RDC. Le montant total des projets financés par la BAD dans le pays s’élève à environ 440 millions de dollars américains depuis la reprise de la coopération en 2002. Cependant, la mise en œuvre des différents projets est rendue difficile suite à l’inadéquation avec la réalité actuelle et des contraintes d’ordre organisationnel. Que répondez-vous?
Ce n’est pas un problème propre à la RDC. L’exécution des projets dans la plupart des pays sortant d’un conflit, tend à être problématique. Il y a des problèmes de capacité d’absorption nationale mais également parfois des problèmes de conception inadéquate. Une des raisons pour lesquelles j’effectue cette visite – comme je l’ai fait dans plusieurs autres pays – est de voir personnellement quels sont les défis et discuter des solutions possibles avec les autorités.

La Banque Mondiale a fait état de mauvaises opérations financières menées en RDC voire de détournements. Qu’en est-il exactement?
Jusqu’ici, les interventions de la Banque ont été menées selon nos normes et standards. Aucune irrégularité n’a été portée à ma connaissance. Nous veillerons toujours à ce que les normes en matière de gestion soient observées.

Où en êtes-vous avec votre projet de ramener le siège de la BAD à Abidjan maintenant que la paix semble revenue?
Nous reviendrons à Abidjan dès que les conditions seront réunies. Nous sommes encouragés par l’évolution positive de la situation dans le pays des derniers mois. Les actionnaires de la Banque examineront une nouvelle fois la question en avril 2008 pour évaluer la situation.

Vous avez toujours encouragé les pays de la sous-région à relancer la CEPGL. Que fait aujourd’hui la BAD dans ce sens?
L’intégration régionale demeure une question cruciale pour l’Afrique. Elle est l’une des orientations majeures de notre nouvelle stratégie. 15% de notre programme de financement seront alloués à des programmes d’intégration régionale. Nous sommes disposés à venir en aide à la région. Sachez que la BAD apporte déjà son appui à plusieurs initiatives, notamment la gestion de l’écosystème et des bassins du fleuve Congo. La Banque a, par le passé, accordé un appui important à la CEPGL et si les Gouvernements de la région le demandent, nous serons heureux de nous joindre à eux.

Que pensez-vous du projet de création des États-Unis d’Afrique?
Les discussions lors du Sommet de l’UA à Accra ont été très enrichissantes. Elles ont montré un large consensus sur le besoin urgent d’une intégration continentale et la nécessité d’y arriver par l’édification progressive de solides blocs régionaux.

Vu du banquier international et de fils d’Afrique, comment voyez-vous l’Afrique? De quoi a-t-elle besoin pour son développement?
L’Afrique a aujourd’hui sa meilleure chance de croissance soutenue en trois décennies. Le Continent a vu six années consécutives de croissance économique supérieure à la croissance démographique. Un environnement extérieur favorable et les années des réformes économiques ont porté leurs fruits. Le nombre de conflits actifs a diminué. Nous devons toujours faire face aux défis en ce qui concerne la réduction des risques et des coûts de transactions. Nous devons améliorer nos infrastructures et soutenir les politiques crédibles qui nous permettent d’attirer l’investissement. Je crois en l’avenir à condition que nous soyons en mesure de maintenir la paix, la stabilité, l’élan des réformes économiques, et que la communauté internationale tiennent les promesses faites au Sommet de Gleaneagles, notamment concernant les négociations commerciales, le doublement de l’aide à l’ Afrique.

Où en est-on avec le projet du NEPAD?

La vision de l’Afrique - définie dans le cadre du NEPAD - reste plus que jamais valide. Je suis heureux qu’un nombre croissant de pays ait adhéré au mécanisme africain d’examen par les pairs. La Banque a une mission spéciale dans le cadre du NEPAD en particulier dans les secteurs financiers et de l’infrastructure. Nous restons très actifs dans ces secteurs; nous venons de consentir des investissements importants dans le Fonds panafricain pour le développement des infrastructures.

T. MATOTU.
lesoftonline.net 01/08/2007


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RDC: des soldats d'une brigade "mixée" quittent leurs positions dans l'est

AFP

17 aoû. 07 - 18h07

GOMA (RDC), 17 août 2007 (AFP) - Des éléments d'une brigade "mixée" de l'armée congolaise, constituée d'ex-soldats insurgés fidèles au général déchu tutsi Laurent Nkunda, ont déserté leurs positions dans l'est de la République démocratique du Congo (RDC), a-t-on appris vendredi de sources concordantes.

"Des soldats de la brigade Bravo se sont retirés de leurs positions où ils étaient déployés depuis plusieurs mois notamment à Ishasha, Katiguru, Ngwenda et à Burahamba", localités du territoire de Rutshuru à environ 75 km au nord de Goma, capitale du Nord-Kivu, a affirmé à l'AFP Paul Ndeze, un notable de Rutshuru.

Le retrait des éléments de cette brigade "mixée" intervient après l'annonce de la décision de l'armée de la RDC de confier la traque des rebelles hutus rwandais à des "brigades intégrées".

Un groupe de soldats de la brigade Bravo s'est replié à Kiwanja, une localité de Rutshuru où est basé leur état-major, tandis qu'un autre groupe "a pris une destination inconnue", a précisé ce notable.

Les positions de la brigade Bravo ont été immédiatement investies par des rebelles hutus des Forces démocratiques de libération du Rwanda (FDLR), a affirmé à l'AFP l'administrateur de Rutshuru, Dominique Bofondo.

La brigade "mixée" Bravo était constituée des éléments de la première brigade de réserve basée à Bukavu, capitale du Sud-Kivu, et d'ex-soldats insurgés de Nkunda.

Le processus de "mixage", très critiqué notamment par la Mission de l'ONU en RDC (Monuc), avait débuté en janvier à la suite d'un accord entre Kinshasa et Nkunda, pourtant visé par un mandat d'arrêt international pour crimes de guerre, à la suite de sa brève occupation en juin 2004 de la ville de Bukavu.

Le brassage a été lancé depuis 2004 pour former de nouvelles brigades de l'armée congolaise. A la différence des unités "mixées", les brigades "intégrées" issue du brassage comptent dans leur rang des combattants de toutes les anciennes factions belligérantes de la dernière guerre en RDC (1998-2003).

Le général Gabriel Amisi, chef d'état-major de la Force terrestre de l'armée congolaise, a enjoint la semaine dernière toutes les troupes "mixées" et "non mixées" à se rendre dans les centres de brassage où sont formées depuis 2004 de nouvelles brigades de l'armée congolaise.
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