Le président de la République est arrivé ce vendredi matin à Sake, localité située à 27 kilomètres de Goma, dans le territoire de Masisi, au Nord Kivu. Joseph Kabila s'est entretenu avec les représentants de la population locale auxquels il a promis le retour de la paix, rapporte radiookapi.net
Congo : les rebelles se jouent de l'ONU
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La mission de M. Obasanjo est de tenter de trouver une issue au conflit dans l'est de la RDC, où des affrontements ont repris depuis fin août entre l'armée et le CNDP en violation d'un cessez-le-feu conclu en janvier.
Les faits RDC : Laurent Nkunda dit vouloir un cessez-le-feu
Les faits L'émissaire de l'ONU à la rencontre des parties en conflit au Nord-Kivu
Edito du "Monde" Agir au Nord-Kivu
Reportage De barrage en barrage, sur une route du Nord-Kivu livrée aux milices
Les faits Le HCR va mettre à l'abri 60 000 réfugiés congolais
Edition abonnés Fiche pays : Congo (République démocratique)
Plus bas, un troupeau d'éléphants broute l'herbe haute et constelle la piste de déjections énormes. Des babouins olive lancent une attaque surprise sur un manguier. Sur les pentes des volcans, les gorilles de montagne se terrent. Le parc a cessé d'être une destination touristique de choix; les rangers ont fui la guerre; on tue les antilopes à l'arme automatique.
Un camp des FDLR était installé là. Il était occupé, à l'origine, par d'ex-miliciens et soldats rwandais impliqués dans le génocide rwandais de 1994. Près d'un million de morts et un cataclysme régional. Depuis, les ex-génocidaires se sont installés dans des bases arrière de l'est de la RDC et se battent aux côtés des forces loyalistes congolaises, qui reculent face aux rebelles du CNDP, soutenus par le pouvoir rwandais. Aujourd'hui, la coalition loyaliste cède du terrain face aux rebelles de Laurent Nkunda dans la partie centrale du parc, ouvrant la voie de Kanyabayonga, importante bourgade plus au nord. Pour la Mission des Nations unies au Congo (Monuc, 17 000 hommes), c'est le moment de tenter de s'interposer.
"LES REBELLES ONT SIX BATAILLONS, LES LOYALISTES EN FACE ONT UNE BRIGADE, ET MOI J'AI DOUZE HOMMES"
"Ils n'écoutent rien ! Ils n'écoutent rien", s'indigne un officier indien de l'ONU, qui a arrêté ses deux blindés BMP au milieu des hautes herbes de la savane pour être certain de ne pas être pris dans les combats, et tente de faire entendre raison aux deux camps. "Les rebelles ont six bataillons, les loyalistes en face ont une brigade, et moi j'ai douze hommes. Comment je peux faire pour montrer ma force et faire cesser le combat ? Je ne suis pas Rambo !" L'officier a vécu, tout au long de ces derniers jours de progression des rebelles, les avanies du fonctionnement d'une mission de maintien de la paix qui se trouve débordée par l'accélération des actions militaires et se retrouve démunie.
Au milieu du parc, l'herbe brûle encore. Des tas de douilles sur le sol, des boîtes de munitions éventrées, racontent l'affrontement qui vient juste de s'interrompre. Les troupes gouvernementales et leurs alliés refluent vers leur position de Rwindi, à huit kilomètres.
Côté rebelle, on avance, on contrôle, on se déploie. A la manœuvre, il y a là le commandant Faustin "Zéro Bravo", vétéran des rébellions congolaises et qui commande une des unités d'élite du CNDP. Les rebelles avancent dans des 4×4 dérobés aux forces gouvernementales dans les derniers combats. Ils n'ont pas pris la peine d'en arracher les plaques d'immatriculation. Ils ont aussi amené un canon bitube monté sur un camion, autre prise de guerre aux forces loyalistes en déroute.
Juste à quelques kilomètres, une poche de forces gouvernementales est en train de se constituer. Les Forces armées de RDC (FARDC) et leurs alliés hutu rwandais se sont repliés là-bas, sans savoir que le CNDP s'était déjà infiltré à travers le parc dans leur dos, et coupe la route vers Kanyabayonga, verrou de l'accès au nord de la région. Passe un des six hélicoptères d'attaque Mi 17 de la Monuc, avec ses paniers lance-roquettes. Le bitube le met en joue et suit sa progression dans le ciel.
La Monuc a entrepris de négocier avec les deux camps. Au milieu de nulle part, une table est dressée, où s'organisent des pourparlers entre officiers de la mission onusienne et commandants rebelles.
Des coups de téléphone sont passés pour faire la même chose avec les commandants loyalistes. "On essaie de les convaincre que les FARDC et les FDLR doivent être extraits de cette zone, sinon beaucoup de sang va couler", assure l'officier onusien qui supplie "qu'on ne donne pas son nom".
Au même moment, le facilitateur nommé par les Nations unies, l'ex-président nigérian Olusegun Obasanjo rencontre Laurent Nkunda, le chef rebelle, à une cinquantaine de kilomètres plus au sud.
"Ils négocient d'un côté, ils se battent de l'autre, soupire l'officier indien. Mais cette fois, s'ils refusent de cesser les combats, nous devons faire une démonstration de force.". En l'occurrence, envoyer des hélicoptères de combat.
Auront-ils le droit d'ouvrir le feu ? Seulement si une hiérarchie complexe en donne l'ordre, combinant les avis des Nations unies et celles des capitales ayant envoyé des troupes. "A chaque fois qu'on fait de l'interposition, les FARDC se mettent juste derrière nos positions et pilonnent les rebelles", analyse, avec découragement, une source onusienne bien informée sur les procédures d'engagement de la mission onusienne. "Ensuite, ils lancent des offensives qu'ils ne sont pas capables de mener à bien, et c'est Waterloo."
Jean-Philippe Rémy
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Gouvernement -Monuc : le torchon tend à brûler
Devant la dégradation de la situation sécuritaire au Nord-Kivu, le gouvernement congolais hausse le ton et s’adresse à la Monuc en lui faisant injonction d’imposer la paix ou mieux de faire cesser les hostilités par la force en application du chapitre 7 de la Charte des Nations Unies.
Depuis la reprise des affrontements à Rutshuru et à Masisi le 28 août dernier, des membres du gouvernement et les dirigeants de la Monuc n’ont pas hésité de sillonner certaines localités du Nord-Kivu. C’est ainsi, par exemple, que l’on a vu le ministre de la Défense, Tchikez Diemu, et le Représentant spécial du Secrétaire Général de l’Onu, Allan Doss, effectuer une mission conjointe le dimanche 31 août 2008 à Rutshuru. Qui plus est, les deux responsables précités n’étaient pas seuls. Ils étaient accompagnés du chef d’état major des Fardc, le Général Dieudonné Kayembe et du Commandant de la Force de la Monuc, le Général Babacar Gaye.
Mais, bien naïf qui croirait que ces missions conjointes constituent l’expression d’une identité de vues sur la situation qui prévaut à l’Est de notre pays. Pour preuve, lors de la mission conjointe effectuée à Rutshuru par les responsables précités, Tchikez Diemu ne s’était pas empêché de stigmatiser une certaine mollesse qu’affiche la Monuc chaque fois qu’il s’agit de prendre position contre les mauvaises habitudes de Laurent Nkunda. C’est que les deux camps sont loin d’émettre sur la même longueur d’ondes !
Quand Kalume éventre le boa...
Le jeu de cache-cache n’est jamais du goût des militaires. C’est ainsi que le ministre d’Etat en charge de l’intérieur, Denis Kalume Numbi, militaire de formation, s’est éloigné de la langue de bois, éventrant ainsi le boa.
En effet, au cours d’une conférence de presse tenue à Goma, Kalume Numbi qu’entouraient le ministre de la Défense, Tchikez Diemu et le gouverneur du Nord-Kivu, a coupé court en demandant à la Monuc d’imposer la paix au Nord-Kivu, en appliquant le chapitre 7 de la Charte des Nations Unies. Avant cela, Denis Kalume a condamné la violation du Programme Amani par “ le CNDP. D’un ton ferme, Kalume a dit que le gouvernement accorde une dernière chance ” à Nkunda. Avant de s’écrier : “ Sinon, le gouvernement va prendre ses responsabilités ”. En clair, Kalume invite Nkunda à se désengager de toutes les positions prises sur les forces gouvernementales.
Comme on le voit, à cause de Nkunda, la Monuc qui aime ergoter sur une certaine neutralité, est mise à l’épreuve par le gouvernement.
Et la position de la Monuc est d’autant plus inconfortable que les populations du Nord-Kivu l’accusent de faire le jeu de Nkunda, en jouant au chat et à la souris. Mise sous pression et Nkunda ne voulant pas arrêter ses folies “ guerrières ”, que va faire la Monuc ?
La Monuc sous pression !
La situation de guerre qui prévaut présentement dans la partie Est de la Rdc, notamment à Rutshuru et Masisi, province du Nord-Kivu, entre les Fardc et les troupes du CNDP fidèles à Laurent Nkunda, ne laisse pas indifférentes les autorités de Kinshasa.
C’est dans ce cadre qu’il faut situer le point de presse tenu à Goma, chef-lieu du Nord-Kivu, par le ministre d’Etat en charge de l’Intérieur, Denis Kalume. En toile de fond de sa communication, il laissera entendre que le gouvernement central s’adresse à la Monuc en lui faisant injonction d’imposer la paix. Ou mieux, de faire cesser les hostilités par la force.
Pour y parvenir, a noté le ministre d’Etat, la Monuc doit faire application du chapitre 7 de la Charte des Nations Unies relatif à cette matière. Il faut dire que Denis Kalume n’avait pas sa langue en poche pour condamner le CNDP d’avoir violé le processus Amani mis en oeuvre depuis le 23 janvier dernier à Goma.
Dans le même ordre d’idées, il n’a pas passé sous silence le fait que le gouvernement central soit mis sur le même pied d’égalité que le CNDP sur le terrain par la Communauté internationale.
C’est ainsi qu’il demande d’appliquer sans tarder cet article 7 face à Nkundabatware. Avec cette demande, beaucoup espèrent désormais voir le gouvernement exercer des pressions sur la Monuc jusqu’à l’application de cette disposition de la charte qui impose la paix. Car, trop c’est trop, estime-t-on.
Une dernière chance à Nkunda ?
Cependant, le ministre d’Etat Kalume qu’entouraient le ministre de la Défense Tchikez Diemu et le gouverneur de la province du Nord-Kivu ne demeure pas du tout pessimiste quant à une paix sans arme dans cette province. Ace titre, il dit accorder une dernière chance à Laurent Nkundabatware pour se désengager de toutes les positions prises sur les forces gouvernementales.
A ce titre, il appelle le général déchu à revenir au sein du programme Amani dont il a séché les travaux depuis la reprise des derniers affrontements à Rutshuru et Masisi, le 28 septembre dernier. Denis Kalume, sans baisser les bras à l’égard des succès du CNDP, promet, mais sans précision, que le gouvernement va prendre ses responsabilités.
Poursuite des affrontements
Les affrontements entre le CNDP de Nkundabatware et les Fardc se poursuivent sur l’axe Numbi, à une centaine de kilomètres de Goma en territoire de Kalehe, au Sud-Kivu. Lors de son point de presse d’hier, le ministre Kalume a confirmé cette information. Selon un officier des Fardc, les éléments du CNDP qui ont attaqué Numbi sont venus de Gungu, dans le territoire de Masisi.
Il n’y a pas que cet axe, dans la mesure où les mêmes combats se poursuivent depuis hier sur l’axe Rwangara, Luzirandaka, Bitagata, des localités situées dans les hautes terres surplombant le lac Kivu, indique la même source.
Numbi sous occupation du CNDP
Selon Okapi.net, des voyageurs en provenance de Numbi ont fait savoir que cette localité est passée sous occupation du CNDP depuis dimanche. Du côté des Fardc, c’est un autre son de cloche les affrontements, à en croire les forces gouvernementales, les affrontements se poursuivent. Sur le même tableau, certains habitants de Kalungu et Minova a plus de 20 kilomètres de la zone des combats indiquent qu’une panique est observée au sein de la population du sud de Masisi et du nord de Kalehe dans le Sud-Kivu proche de la zone de Numbi de telle sorte que ces populations n’ont pas vaqué normalement à leurs occupations quotidiennes depuis hier.
Par ailleurs, dans le territoire de Rutshuru, la Monuc indique l’occupation depuis hier par le CNDP, des collines de Bushekeri. Il y a donc péril en la demeure.
(SL/Milor/Yes)
Le Palmarès
Last edited: 09/09/2008 13:15:42
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LES FARDC TOMBENT EN EMBUSCADE
Goma(RDCongo), 21/10 - Les soldats ralliés à l`ex-général Laurent Nkunda ont momentanément occupé dimanche un important axe routier entre Goma et Rutshuru, au Nord-Kivu (est de la République démocratique du Congo), a appris l`AFP auprès de la mission de l`ONU en RDC.
Les insurgés sont parvenus dans la nuit de samedi à dimanche à Rugari, à environ 35 km au nord de la capitale provinciale Goma et ont coupé brièvement la route reliant Goma à Rutshuru plus au nord, a indiqué à l`AFP Sylvie van den Wildenberg, porte-parole de la Mission de l`ONU en RDC (Monuc) au Nord-Kivu.
"Nous avons immédiatement envoyé une force de réaction rapide avec des blindés et les insurgés se sont repliés dans les collines plus à l`est à notre arrivée, vers 07H30 (05H30 GMT)", a expliqué à l`AFP le porte-parole militaire de la Monuc pour le Nord-Kivu, le major Prem Kumar Piwari.
La route a été rouverte vers 10H30 (08H30 GMT), a précisé la Monuc.
A Rugari, un photographe de l`AFP a constaté la présence d`un camion de transport de troupes des FARDC criblé de balles sur le bas-côté de la route, tombé dans une embuscade des insurgés selon le porte-parole militaire de la Monuc au Nord-Kivu.
Ce dernier n`a pas été en mesure de donner le bilan des éventuelles victimes de cette embuscade.
Le commandant des FARDC au Nord-Kivu, le général Vainqueur Mayala a pour sa part expliqué que les insurgés s`étaient "infiltrés par des sentiers" à Rugari avant que les FARDC et la Monuc ne les repoussent.
La présence de soldats insurgés à Rugari a de nouveau jeté sur les routes plusieurs milliers d`habitents de cette localité et de Kibumba, plus au sud, qui fuyaient samedi matin en direction de Goma, a rapporté un journaliste de l`AFP sur place.
Ces déplacés s`ajoutent aux milliers d`autres qui ont déserté samedi les groupements de villages de Bunagana et de Jomba, situés non loin de la frontière avec l`Ouganda, à environ 50 km au nord-est de Goma, après des violents combats entre les troupes de Laurent Nkunda et des miliciens locaux Maï Maï.
Des accrochages étaient toujours signalés entre Maï Maï et insurgés dans les collines de Bunagana, a rapporté à l`AFP le major Josué Katembo, de la neuvième brigade des FARDC.
Foyer de rébellions qui ont déjà plongé le pays dans la guerre à deux reprises (1996-97 et 1998-2003), le Nord-Kivu est depuis la fin août le théâtre d`affrontements entre FARDC et soldats dissidents ralliés à Nkunda.
DEVENEZ AMERICAIN SANS AUCUNE CONDITION
Bureau of Consular Affairs
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Kabila promet de désarmer le "criminel" Nkunda
Article: La star du reggae sud-africain Lucky Dube tuée dans un crime crapuleux
Le chanteur sud-africain de reggae Lucky Dube a été tué par balles jeudi soir au cours d'une tentative de vol de sa voiture dans la banlieue de Johannesburg, a annoncé la police vendredi.
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ACTUALITE DU NORD KIVU
Nord Kivu
Promesse du Président Kabila à la population de Sake:Plus de négociations avec les insurgés
Soumis par HUMAN RESCUE le Ven, 21/09/2007 - 21:15Les déplacés de guerre de Sake et de Ruthuru lancent un SOS au prés du HCR et de la Monuc pour leur venir en aide.
Soumis par HUMAN RESCUE le Lun, 10/09/2007 - 10:22Nous sommes abandonnés par notre Gouvernement et les Agences de l'ONU qui sont au pays,nous a ranconté une maman d'une cinquantaine d'années avec son enfant au dos,un patit matelas en main et un petit colis contenant ses habits à Mugunga à quelques Kilométre de la ville de Goma aprés avoir pris la fuite à Kirothe et se retrouvant seulement avec un enfant alors qu'elle en avait cinq.
Les déplacés de guerre de Sake et de Ruthuru lancent un SOS au prés du HCR et de la Monuc pour leur venir en aide.
Soumis par HUMAN RESCUE le Lun, 10/09/2007 - 10:22Nous sommes abandonnés par notre Gouvernement et les Agences de l'ONU qui sont au pays,nous a ranconté une maman d'une cinquantaine d'années avec son enfant au dos,un patit matelas en main et un petit colis contenant ses habits à Mugunga à quelques Kilométre de la ville de Goma aprés avoir pris la fuite à Kirothe et se retrouvant seulement avec un enfant alors qu'elle en avait cinq.
Calme à Sake, reprise des affrontements dans le Rutshuru,Situation au Nord Kivu-Goma.
Soumis par HUMAN RESCUE le Ven, 07/09/2007 - 10:39De notre Point Focal à partir de Goma ,dans la Province du Nord Kivu nous venons d'apprendre que la situation sécuritaire est devenue calme grâce à un cesser le feu imposé par la Mission de l'Organisation des Nations Unies au Congo en sigle la Monuc.
L'ONG Human Rescue/RD.Congo étant sur place à Goma et Ruthuru pour suivre de tout prés l'évolution de cette situation qui vient de mettre de nouveau des milliers de nos fréres et soeurs en déplacement laissant champs,betails,maisons,ets..
Retour progressif au calme à Masisi aprés les affrotements du lundi et jeudi dernier.
Soumis par HUMAN RESCUE le Lun, 03/09/2007 - 19:15Selon des sources administratives, la population qui avait fuit Masisi centre retourne en masse depuis samedi, rapporte radiookapi.net
Après Rubaya et Buhagwe, les troupes de Laurent NKunda s'attaquent à Katale
Soumis par HUMAN RESCUE le Ven, 31/08/2007 - 09:54Des militaires ralliés à l'ex-général Laurent Nkunda ont attaqué tôt jeudi une position de l'armée régulière à Katale (Nord-Kivu), dans l'est de la République démocratique du Congo (RDC), a-t-on appris auprès de l'armée congolaise et de la Mission de l'ONU en RDC (Monuc).
Conférence de presse du RSSG, M. William Swing à Goma, 30 juillet 2007
Soumis par HUMAN RESCUE le Jeu, 02/08/2007 - 11:01Mesdames et Messieurs, bonjour. L’objet de ma visite au Nord Kivu était de venir me rendre compte sur le terrain de l’évolution de la situation dans la province, en particulier de la situation humanitaire, de rendre visite à certains déplacés du Rutshuru, et de m’entretenir avec les autorités civiles et militaires de la province, ainsi qu’avec la MONUC et la communauté humanitaire.
Sécurisation du Kivu :les parlementaires préconisent l’option militaire
Soumis par HUMAN RESCUE le Ven, 22/06/2007 - 17:30La situation sécuritaire dans l’Est de la République démocratique du Congo a été au centre de l’entretien que les membres du Conseil de sécurité de l’Onu ont eu, le mercredi 20 juin dernier à Kinshasa, avec les parlementaires du Nord et Sud-Kivu.
OLPA préoccupé par la montée de la censure contre les médias à l’Est de la R.D .Congo
L’Observatoire de la Liberté de la Presse en Afrique (OLPA), réseau africain d’experts juristes et journalistes volontaires pour la défense et la promotion de la liberté de la presse, demeure très préoccupé par la montée de la censure contre les journalistes et les médias présents dans la province du Nord Kivu, à l’Est de la République démocratique du Congo (RDC).
OLPA condamne particulièrement l’interpellation et la confiscation de matériel de travail d’un groupe des journalistes congolais et expatriés, par les services de renseignements T2 de la 8ème région militaire pour le simple motif que ces journalistes se soient rendus la semaine dernière à Kitchanga (85 kms de Goma, chef-lieu du Nord Kivu), pour interviewer le général dissident des Forces armées de la R.D .C. Laurent Nkunda qui dirige une insurrection armée contre les troupes régulières.
Jacques Kahora, Raphaël Bakemana, Nagnus Nazimtaka et Scott Daldaus, respectivement correspondant de la Voix d’Amérique, de la radio sud-africaine Canal Afrique, journaliste à New Times de Kigali au Rwanda et journaliste au Christian Science monitor des Etats-Unis, ont été interpellés le 13 septembre 2007 sur la route de Kimoka, alors qu’il revenait de Kitchanga à bord d’une jeep. Une interpellation qui a vite alerté la population de cette contrée qui a assimilé les journalistes aux collaborateurs de Laurent Nkunda qu’il fallait à tout prix brûlés vifs. Alors que les casques bleus de la Mission de Nations Unies s’activer pour l’évacuation de ces professionnels de la presse, les éléments de la 8ème région militaire des Fardc ont alors décidé de les conduire à Sake (à 27 kms de Goma), où ils ont subi un premier interrogatoire. Ensuite, ils ont été amenés au quartier général des Fardc à Mubambiro (24kms), avant d’être acheminés à Goma tard dans la soirée. Leur matériel de travail a été confisqué, après avoir été auditionné par les militaires qui soutenaient que Laurent Nkunda était sous embargo médiatique et qu’aucun journaliste n’avait le droit de l’interviewer.
La 8ème région a restitué lundi 17 septembre le matériel de Jacques Kahora et de Scott Daldaus, alors que Nagnus Nazimtaka avait précipitamment quitté Goma le week-end dernier. Sur un total de 10 journalistes qui se sont rendus à Kitchanga, 6 ont pu regagner Goma parmi lesquels Kachelelewa, correspondant de la BBC (British broadcasting) et John Kanyunu de la Deutsche welle auxquels il faudrait ajouter les 4 précités. 4 autres journalistes de la chaîne qatariote Al Jazira sont encore à Kitchanga, le fief de Nkunda où ils réalisent encore des reportages.
Eu égard à ce qui précède, OLPA se dit préoccupé par la sécurité des journalistes et la censure qui s’abat sur les médias travaillant dans le Nord Kivu.
Tout en condamnant cette entrave à la libre circulation de l’information qui constitue une atteinte grave à la liberté de la presse garantie par la Constitution de la R.D .C et les instruments juridiques internationaux, OLPA exige la restitution de tous les matériels confisqués par la 8ème région militaire.
Il exige également la cessation de toute forme de harcèlement contre les professionnels des médias qui travaillent dans cette partie du Congo.
Nord-Kivu: Kinshasa refuse de "négocier un plan de paix" (Nkunda)
AFP
03 sep. 07 - 10h03
"Nous sommes prêts à négocier un plan de paix, mais le gouvernement ne veut pas. Au contraire, il veut résoudre les problèmes par les armes", a déclaré l'ex-général, joint par téléphone dans son quartier général de Kirolirwe, dans les montagnes du Masisi (Nord-Kivu).
De violents combats ont opposé jeudi des soldats loyalistes des Forces armées congolaises (FARDC) et des insurgés ralliés à Nkunda, qui ont tenté en vain de s'emparer du quartier général d'une brigade à Katale, dans le Masisi.
Les incidents avaient débuté le 27 août, lorsque des éléments "nkundistes" avaient attaqué un véhicule d'escorte de FARDC dans la même région, faisant 4 morts, selon les FARDC et l'ONU. Le lendemain, les insurgés délogeaient les FARDC des localités proches de Rubaya et Runyoni, faisant 9 morts.
Une trêve fragile s'est installée jeudi après-midi et était respectée samedi, en dépit d'un accrochage vendredi à Ngundu, dans le sud du Masisi, d'où des combattants "nkundistes" ont été chassés.
"Je ne suis pas en guerre, mais si le gouvernement m'attaque encore, je vais riposter. Et je pense que (la prise de) Ngungu est la dernière réussite du gouvernement", a affirmé le dissident.
Nkunda a accusé les loyalistes d'avoir déclenché les hostilités et affirme que ces événements sont liés au fait que le gouvernement "ne veut pas respecter les accords de Kigali".
En janvier, Kinshasa avait passé un accord avec Nkunda à Kigali, pour favoriser l'intégration de ses troupes - alors estimées à maximum 3.500 hommes - à l'armée régulière, après de violents combats au Nord-Kivu fin 2006. Cinq brigades "mixées", constituées pour moitié de loyalistes et de nkundistes, ont été déployées dans la région.
Mais à la mi-août, les éléments pro-nkunda au sein de ces brigades ont abandonné leurs positions après l'annonce de l'armée de leur retirer la tâche de traquer les rebelles hutus rwandais présents en RDC pour la confier à des brigades "intégrées", formées dans le cadre du processus national de réforme de l'armée.
Nkunda estime que le gouvernement n'a pas respecté ses engagements, en ne formant que cinq brigades sur les six prévues, en refusant de "mixer" le commandement de l'armée au Nord-Kivu, en retirant aux brigades mixées la tâche de traquer les rebelles hutus rwandais et en bloquant de ce fait le retour de milliers de Tutsis congolais réfugiés au Rwanda voisin.
De leur côté, les autorités de Kinshasa ont affirmé à plusieurs reprises qu'il n'avait jamais été question d'étendre "le mixage" à l'état-major et que ce processus était une solution "provisoire" avant l'envoi des brigades mixées dans des camps militaires, pour y être démobilisées et formées avant d'intégrer pleinement l'armée régulière.
Interrogé sur le fait que certains éléments se réclamant de son camp portent des uniformes rwandais, l'ex-général a nié en bloc. "Mes hommes ont été dotés par les FARDC et ils portent les uniformes de l'armée congolaise", a-t-il dit, opposant un vigoureux démenti à de nombreux témoignages d'habitants et de constations faites par un correspondant de l'AFP sur le terrain.
La RDC et le Rwanda s'engagent à désarmer les rebelles hutus rwandais
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Nord-Kivu: plus d'une centaine de morts en une semaine, selon l'armée
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Nord-Kivu: Kinshasa refuse de "négocier un plan de paix" (Nkunda)
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RDC: reprise des combats entre soldats loyalistes et pro-Nkunda dans l'est
AFP
30 aoû. 07 - 10h50
"Les combats ont repris à Katale, à environ 9 km au sud de Masisi", chef-lieu du territoire du même nom situé à plus de 60 km au nord-ouest de Goma (capitale du Nord-Kivu), a déclaré à l'AFP le colonel Delphin Kahimbi, commandant en second des Forces armées congolaises (FARDC) dans la province.
"Les insurgés ont attaqué à 4H00 du matin (02H00 GMT) une position de la brigade Charlie à Katale. Pour le moment, nous avons 30 blessés dans nos rangs", a-t-il poursuivi.
Les combats, "de très forte intensité", ont cessé vers 09H00 (07H00 GMT), a déclaré à l'AFP la porte-parole de la Monuc au Nord-Kivu, Sylvie van den Wildenberg.
"La Monuc n'a cessé, pendant la nuit, d'appeler les deux parties à la cessation immédiate des hostilités et à mettre fin à une situation où les populations civiles sont prises en otage", a-t-elle indiqué.
L'"offensive d'envergure" menée par des soldats ralliés au dissident tutsi congolais Laurent Nkunda est "une violation flagrante de l'engagement des deux parties à un cessez-le-feu, pris mardi en présence de la Monuc", après de premiers affrontements lundi et mardi dans le Masisi, a-t-elle déploré.
La Monuc a "renforcé ses troupes dans le Masisi", a-t-elle ajouté, sans toutefois donner d'indications sur le positionnement des Casques bleus.
Selon le colonel Kahimbi, "les insurgés étaient très nombreux" mais ont échoué à s'emparer du quartier général de la brigade Charlie à Katale.
Selon des informations concordantes des FARDC et de la Monuc, les assaillants, entre 1.500 et 2.000, selon les estimations, ont encerclé le quartier général, défendu par un millier de militaires loyalistes. Les échanges de tirs à l'arme lourde ont duré plus de quatre heures, avant une accalmie.
"Des renforts sont en cours d'acheminement. Il y aura une riposte. Cette situation est inacceptable", a prévenu le colonel Kahimbi.
30 aoû. 07 - 09h58
Nord-Kivu (RDC): accalmie après des combats qui ont fait 9 morts mardi
AFP
30 aoû. 07 - 09h58
Des soldats ralliés au général déchu tutsi congolais Laurent Nkunda ont attaqué tôt mardi une position de l'armée régulière près de Rubaya, localité du territoire de Masisi située à environ 60 kilomètres au nord-est de Goma (capitale du Nord-Kivu).
"Ces combats ont fait neuf morts du côté des loyalistes", a déclaré à l'AFP le colonel Delphin Kahimbi, commandant en second de l'armée au Nord-Kivu, en charge des opérations.
"Les insurgés avaient engagé des forces importantes, environ 900 hommes. Cela a contraint les troupes loyalistes (environ 400 hommes) à un repli vers Masisi", a-t-il expliqué, reconnaissant que la zone de Rubaya était toujours mercredi sous le contrôle des hommes ralliés à Nkunda.
"Il n'y a pas eu de nouveaux affrontements depuis. Nous avons obtenu qu'un cessez-le-feu soit respecté de part et d'autre pour clarifier la situation, car ce sont des éléments de la même brigade, la brigade mixée Charlie, qui se sont affrontés", a-t-il ajouté.
Mardi soir, le "général" Bwambale Kakolele, chargé des opérations au Congrès national pour la défense du peuple (CNDP, le mouvement politico-militaire de Nkunda), avait affirmé à l'AFP que les troupes du CNDP contrôlaient Rubaya.
Il avait accusé l'armée régulière d'avoir déclenché les troubles en cherchant à "désarmer" les soldats ralliés à Nkunda qui avaient déserté les rangs de la brigade mixée Charlie.
Pour le colonel Kahimbi, "il est clair que les hostilités ont été déclenchées par les pro-Nkunda".
"Ce sont eux qui ont commencé il y a une semaine à quitter leurs positions, au sein des brigades mixées. Ces mouvements de troupes ont créé de la tension, d'autant plus que la plupart de ces hommes ont revêtu l'uniforme de l'armée rwandaise", a-t-il ajouté.
Cinq brigades "mixées", constituées pour moitié de soldats loyalistes des FARDC et d'ex-soldats insurgés ralliés à Nkunda, ont été déployées à partir de la fin janvier au Nord-Kivu, à la suite d'un accord entre Kinshasa et Nkunda pour intégrer ses hommes à l'armée régulière.
Cet accord avait été passé après de violents combats entre les insurgés et les FARDC fin 2006 et la brève prise par les hommes de Nkunda de la ville de Sake, à une trentaine de kilomètres de Goma.
Mi-août, des éléments pro-Nkunda au sein des brigades mixées ont quitté leurs positions, peu après l'annonce de l'état-major de l'armée de confier la traque des rebelles hutus rwandais dans la région à des brigades "intégrées" (formées dans le cadre du processus national de réforme de l'armée) et non "mixées".
Un Rwandais à Kinshasa
Un Rwandais à Kinshasa MISE EN LIGNE LE 1ER AOÛT 2007 | LE SOFT INTERNATIONAL N°916 DATÉ 31 JUILLET. Ci-après l’interview en exclusivité accordée au «Soft International» par Dr. Donald Kaberuka peu avant qu’il n’embarque à Tunis, siège de la BAD, pour son voyage en Afrique Centrale.
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RDC: des soldats d'une brigade "mixée" quittent leurs positions dans l'est
AFP
17 aoû. 07 - 18h07
"Des soldats de la brigade Bravo se sont retirés de leurs positions où ils étaient déployés depuis plusieurs mois notamment à Ishasha, Katiguru, Ngwenda et à Burahamba", localités du territoire de Rutshuru à environ 75 km au nord de Goma, capitale du Nord-Kivu, a affirmé à l'AFP Paul Ndeze, un notable de Rutshuru.
Le retrait des éléments de cette brigade "mixée" intervient après l'annonce de la décision de l'armée de la RDC de confier la traque des rebelles hutus rwandais à des "brigades intégrées".
Un groupe de soldats de la brigade Bravo s'est replié à Kiwanja, une localité de Rutshuru où est basé leur état-major, tandis qu'un autre groupe "a pris une destination inconnue", a précisé ce notable.
Les positions de la brigade Bravo ont été immédiatement investies par des rebelles hutus des Forces démocratiques de libération du Rwanda (FDLR), a affirmé à l'AFP l'administrateur de Rutshuru, Dominique Bofondo.
La brigade "mixée" Bravo était constituée des éléments de la première brigade de réserve basée à Bukavu, capitale du Sud-Kivu, et d'ex-soldats insurgés de Nkunda.
Le processus de "mixage", très critiqué notamment par la Mission de l'ONU en RDC (Monuc), avait débuté en janvier à la suite d'un accord entre Kinshasa et Nkunda, pourtant visé par un mandat d'arrêt international pour crimes de guerre, à la suite de sa brève occupation en juin 2004 de la ville de Bukavu.
Le brassage a été lancé depuis 2004 pour former de nouvelles brigades de l'armée congolaise. A la différence des unités "mixées", les brigades "intégrées" issue du brassage comptent dans leur rang des combattants de toutes les anciennes factions belligérantes de la dernière guerre en RDC (1998-2003).
Le général Gabriel Amisi, chef d'état-major de la Force terrestre de l'armée congolaise, a enjoint la semaine dernière toutes les troupes "mixées" et "non mixées" à se rendre dans les centres de brassage où sont formées depuis 2004 de nouvelles brigades de l'armée congolaise.
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RDC: la traque des rebelles rwandais sera menée par des brigades "intégrées"
16 aoû. 07 - 08h45
RDC: Les Banyamulenges cherchent une solution politique aux tensions
Photo: Jane Some/IRIN |
| Enock Ruberangabo Sebineza (là gauche), ancien député qui a représenté la communauté des Banyamulenge pendant la période de transition en RDC, et Zachée Muhamiriza, président de la communauté des Banyamulenge à Bukavu |
En 1995, le gouvernement congolais a décrété que les Banyamulenges ainsi que tous les kinyarwandophones auraient désormais le statut d’étrangers. Depuis lors, ce décret a été abrogé.
La constitution congolaise actuelle garantit la citoyenneté des Banyamulenges, a expliqué Zachée Muhamiriza, président de la communauté des Banyamulenges à Bukavu, la capitale de la province du Sud-Kivu, « mais je pense que l’animosité continue dont nous faisons l’objet est due au parti pris tribal des individus [eux-mêmes] ».
« Notre situation est d’autant plus grave que, chaque fois que nous sommes attaqués, certains d’entre nous courent chercher de l’aide au Rwanda, ce qui entretient notre image d’étrangers », a-t-il ajouté. « Si la paix régnait dans l’est du Congo, les Banyamulenges voudraient se rapprocher du Congo ; ceux qui se réfugient au Rwanda le font parce qu’ils pensent que c’est le seul endroit où leur sécurité est garantie ».
« Depuis le génocide au Rwanda [en 1994] et la prise du pouvoir par [le président rwandais Paul] Kagamé, les populations de la région des Grands Lacs craignent que les Tutsis n’établissent leur domination », a indiqué M. Muhamiriza. Les Banyamulenges sont ethniquement liés aux Tutsis et parlent le kinyarwanda.
Il existe une autre population tutsie congolaise, au Nord-Kivu, qui n’appartient pas aux Banyamulenges, mais parle également le kinyarwanda. « C’est pour cette raison qu’au cours de certains massacres de Tutsis – le massacre de Gatumba au Burundi, le 13 août 2004, ainsi que d’autres incidents au Congo – les Banyamulenges ont été tués en grand nombre. La communauté internationale doit faire pression sur les leaders régionaux afin qu’ils acceptent la réconciliation au plan national ».
« La lutte de M. Kagamé a causé des problèmes aux Banyamulenges du Congo du fait de notre soutien à sa rébellion », a expliqué Enock Ruberangabo Sebineza, ancien parlementaire au cours de la transition qui avait abouti aux élections générales de 2006.
« Après le génocide, des centaines de milliers de Rwandais se sont réfugiés dans l’est du Congo. Il y avait parmi eux des miliciens Interahamwe et des membres de l’ancienne armée rwandaise, l’ex-FAR [Forces armées rwandaises] ». L’ex-FAR et l’Interahamwe ont fui en emportant leurs armes. « Ils sont arrivés au Congo toujours dans l’idée d’exterminer les Tutsis ; et une fois qu’ils ont pris le maquis, ils se sont mis à cibler les Banyamulenges », a poursuivi M. Sebineza.
Photo: Jane Some/IRIN |
| Vue de la ville de Bukavu |
Les Banyamulenges sont touchés par les conflits qui sévissent au Congo depuis les années 1960, selon M. Sebineza. Au cours de la rébellion qui a éclaté en 1996, menée par Laurent Kabila, ils se sont notamment trouvés pris entre deux feux.
« Mobutu a envoyé ses soldats pour nous chasser ; et le Rwanda y a vu une occasion de faire sortir l’ex-FAR et l’Interahamwe du Congo », a-t-il dit.
Selon M. Sebineza, de nombreux jeunes banyamulenges ont rejoint les rangs de l’armée rwandaise, arrivée au Congo pour soutenir la rébellion de M. Kabila, mais au terme de la guerre, aucun processus de réconciliation adéquat n’a été mis en place avant que M. Kabila ne se brouille avec les Rwandais.
« A la suite de cela, il y a eu une scission au sein de la communauté banyamulenge : un groupe pensait qu’il valait mieux prendre le parti des Rwandais, tandis que l’autre pensait que les Banyamulenges seraient mieux sans le Rwanda », a-t-il raconté. « Les Banyamulenges font depuis longtemps les frais des incursions du Rwanda au Congo ».
Au terme de la transition, un certain nombre de soldats kinyarwandophones ont refusé de rejoindre les rangs des Forces armées intégrées de la République démocratique du Congo (FARDC). Parmi eux, le colonel Jules Mutebusi et ses troupes, qui ont occupé Bukavu pendant une semaine, en juin 2004, le général Laurent Nkunda, basé dans la région de Masisi, au Nord-Kivu, le général Patrick Masunzu, qui commandait une brigade basée dans la région de Minembwe, au Sud-Kivu, et bien d’autres.
« La tentative de Mutebusi de prendre le contrôle de Bukavu a échoué, essentiellement parce que la plupart des membres de la communauté soutenaient le général Masunzu, qui a aidé l’armée à bouter Mutebusi hors de Bukavu », a expliqué M. Sebineza.
« La brigade de Masunzu reste opposée au processus de brassage de l’armée [réintégration] ». Par la suite, a-t-il ajouté, la brigade de Masunzu a traversé une crise de leadership qui s’est soldée par une révolte.
La solution doit être politique
| « Toutes les communautés devraient se respecter les unes les autres et renoncer à commettre des atrocités contre ceux qu’elles perçoivent comme leurs ennemis » |
« En 2006, un groupe représentant la communauté est allé voir M. Kabila à Kinshasa et lui a demandé de nous accorder du temps pour parler à Masunzu [et à d’autres rebelles] afin de leur faire accepter l’intégration à l’armée », a-t-il dit.
A la suite de la rencontre, les leaders de la communauté banyamulenge ont organisé des pourparlers avec M. Masunzu et les autres rebelles pendant un mois, et sont parvenus à un accord, selon lequel ces derniers rejoindraient les rangs de l’armée nationale. Par la suite, pourtant, a-t-il ajouté, M. Masunzu a adressé un courrier à M. Kabila, l’informant qu’il refusait l’intégration. « En janvier 2007, Masunzu a mené une série d’attaques contre le groupe de Bisogo, tuant 12 combattants, dont deux majors et trois capitaines », selon M. Sebineza. « Nous avons dénoncé cet affrontement, ce qui n’a pas vraiment plu à Masunzu ».
Pour sa part, M. Muhamiriza a dénoncé l’absence de députés banyamulenges à l’Assemblée congolaise. « A ce jour, nous continuons de supplier les autorités de créer un territoire à partir des quatre [localités] qui composent Minembwe ».
Minembwe est administré par les autorités de la ville de Fizi, située à 117 kilomètres, ou par celles d’Uvira, une autre ville, à 126 kilomètres.
« Si un Banyamulenge veut déclarer une naissance ou un mariage, il doit parcourir de longues distances pour se rendre dans ces villes et bénéficier de ces services », a-t-il ajouté. « Toutes les communautés devraient se respecter les unes les autres et renoncer à commettre des atrocités contre ceux qu’elles perçoivent comme leurs ennemis ». « Il faut que le gouvernement nous reconnaisse ; que nous soyons représentés au Sénat, à l’Assemblée et dans les autres institutions publiques », a affirmé M. Muhamiriza.
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Thèmes: (IRIN) Paix et sécurité, (IRIN) Démocratie et gouvernance, (IRIN) Droits de l'homme, (IRIN) Réfugiés et déplacés